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La lettre de l’emploi  
No 3 


SOMMAIRE

  1. Chers abonnés
  2. L’esprit d’entreprendre
  3. La citation du mois
  4. Financements, une idée… peut-être
  5. Matière à réflexion
  6. Bons plans
  7. Les articles du mois
  8. Le chiffre du mois

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Chers abonnés,
Ce troisième numéro de Senjob Newsletter est sous le signe de l’esprit d’entreprendre. La rédaction, en effet, magnifie la démarche qui consiste à être pro-actif dans la recherche de travail et à ne pas avoir peur de prendre des risques (article « l’esprit d’entreprendre ») et donne quelques informations sur un organisme susceptible de donner « du crédit » à une bonne idée d’affaires ou à une initiative déjà en chentier (article « Financements, une idée …peut-être »). Si le chiffre du mois (2500) n’engage pas, cette fois-ci, à l’optimisme, les rubriques « Matière à réflexion » et « La citation du mois » vous proposent, comme toujours, des pistes de réflexion à approfondir, tandis que la rubrique « Les articles du mois » vous permet de lire, pour votre documentation, des articles que vous avez peut-être ratés. Bonne lecture ! Et n’oubliez pas le forum de discussion pour échanger avec d’autres et donner vos opinions.


L’esprit d’entreprendre
Il y a environ une semaine, je demandais à un jeune, que j’avais quelque peu perdu de vue depuis pas mal de temps, ce qu’il était devenu. « Ma ngi fii rek », m’a-t-il répondu avant de me parler un peu plus en détail de lui-même et de sa situation. Chercheur d’emploi depuis de nombreuse années, il avait, en ce moment, décroché « quelque chose » auprès d’une entreprise de sondages où il était enquêteur. Malheureusemenbt, ce n’était qu’un travail à durée déterminée qui, disait-il, allait « finir » en janvier ou février prochain. Il allait donc redevenir chômeur. Et recommencer à chercher, encore et encore.

C’est alors que je me résolus de lui parler d’un organisme qui proposait de petits prêts (jusqu’à 5 millions maximum) dont m’avait entretenu quelques jours plus tôt un de mes amis et qui semblait (l’organisme, pas l’ami !) plus souple en matière de crédit que ceux que j’avais connus jusque-là. Mais dès qu’il entendit le mot « prêt », le jeune homme se rebiffa : « Qu’est-ce que je vais faire avec un prêt », me dit-il, « je n’ai aucun projet, je ne sais pas ce que je vais faire avec l’argent, comment je vais rembourser », et patati et patata…

C’est clair, mais c’est parfois comme ça. Il y a malheureusement un trop grand nombre de jeunes Sénégalais qui n’osent pas suffisamment, qui n’entreprennent pas assez, qui attendent uniquement (d’être salarié quelque part) et qui sont là seulement à attendre …un travail, un salaire et une fin du mois (c’est la philosophie du « ma ngi fi rek di xaar Yalla »). Ils ne veulent même pas tenter quelque chose d’eux-mêmes, ils ne pensent même pas à concevoir un projet issu de leur méninges -comme distribuer tel ou tel produit, proposer tel ou tel service ou fabriquer tel ou tel produit. C’est trop compliqué pour eux, trop « risqué », pensent-ils, en dépit du fait qu’ils soient souvent titulaires de quelques diplômes bons diplômes – BEFM, bac, etc. – et, on le suppose, d’une certaine capacité à travailler pour soi-même.

A côté d’eaux, pourtant, bien des Sénégalais qui n’ont pas la chance de faire « des études » se battent tous les jours, même si c’est dans l’informal, en vendant au détail divers produits, en imaginant des stratégies de sortie de crise. Malgré leurs limites, ils ont au moins l’esprit d’entreprendre et ne refuseraient certainement des prêts à hauteur du travail qu’ils font.

L’esprit d’entreprndre, n’est-ce pas ce qui manquait à ce jeune qui se demandait « comment il allait rembourser » et qui refusait d’avance tout prêt, c’est-à-dire au fond toute aide ? Or, comment va-t-on développer notre pays si une multitude de jeunes avouent sans fioritures ne même pas oser accepter un prêt qui, aussi bien théoriquement que pratiquement, peut les aider à créer de la richesse et à améliorer leur situation ?

Pour sortir notre pays du sous-développement, pour que le Sénégal devienne un pays émergent, pour transformer les situations personnelles, il faut forcément que la majorité de nos jeunes soient davantage pro-actifs en matière d’emploi et qu’ils ne se contentent pas de miser uniquement sur un travail qui va venir à eux, avec un salaire assuré. Heureusement quand même qu’il y a des jeunes qui osent quand même relever des défis et qui ne correspondent pas à l’ami que j’ai rencontré il y a une semaine !
La Rédaction


La citation du mois
« Aimer c'est s'engager, c'est travailler, c'est être intéressé, c'est créer. »


Financement, une idée …peut-être

Dans le forum de Senjob, la question a été posée « Monter sa propre affaire, pourquoi pas? Est-on obligé de travailler dans une entreprise déjà existante ? ». Les réponses ont été nombreuses et les opinions variées. Certains ont soulevé la question de l’expérience préalable, d’autres ont insisté sur les risques. Et pour « ceux qui ont la créativité et l'envie d'entreprendre », a écrit un participant au forum, « il y a d'autre problèmes qui se posent, comme le financement ».

Justement, il faut savoir que, si le financement est un vrai problème (les organismes demandent souvent des garanties impossibles et irréalistes au vu du contexte), il y a peut-être des possibilités de solutions avec certaines structures de micro-finacement. C’est (peut-être) le cas des crédits de la Fondation d’appui aux initiatives de base en Afrique (FAIB). Ceux qui ont de vrais projets peuvent la contacter, ça ne coûte rien d’essayer. La FAIB se présente comme des experts africains qui veulent « accompagner l’Etat dans ses efforts de réduction de la précarité au Sénégal et en Afrique ». Voici les critères d’éligibilité contenus dans un de ses dépliants de présentation :

« Deux grilles de sélectuon sont considérées :

« 1. Grille promoteur. Pour être éligible, le promoteur est tenu de satisfaire un certain nombre de critères dont : être en activité depuis au moins deux ans ou présenter une idée originale (c’est Senjob Newsletter qui souligne -NDLR), montrer des acquis concrets sur le terrain, faire preuve de collégialité et de démocratie dans les prises de décision, avoir une bonne réputation de rigueur, d’honnêteté et d’impartialité.

« 2. Grille projet. Le projet présenté doit être socialement pertinent, techniquement faisable et économiquement viable. »

Pour avoir de plus amples renseignements et éventuellement soumettre une requête, vous avez le loisir de contacter directement la Fondation d’appui aux initiatives de base en Afrique (FAIB) qui se trouve au 7, route de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, Yoff, tél. : 820.86.96.


Matière à réflexion
Avec 45% des richesses naturelles du monde, l'Afrique devrait être un continent développé. Or, fort malheureusement, c'est sur ce continent que sont concentrés les pays les plus pauvres et pour la plupart sous-développés. (Jean-Vincent Zinsou, historien).


L’article du mois
Ce mois-ci nous vous proposons la lecture de deux articles parus dans le Soleil.

Le premier article concerne la 5e édition du « Forum du 1er emploi » qui s’est tenue cette année sous l’angle de l’auto-emploi (ça rejoint notre thème de l’esprit d’entreprendre).
Insertion des jeunes diplômés : l’auto-emploi, un créneau à explorer
Lien direct : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=5647

Le deuxième article est le compte rendu d’un séminaire organisé par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME) sur le thème « Développement des PME, expérience tirée du modèle israélien ».
PME : le Sénégal à l’école israélienne
Lien direct : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=5649

Si vous avez raté ces articles, c’est le moment d’en prendre connaissance pour votre propre documentation.


Le chiffre du mois : 2500
Plutôt négatif, le chiffre du mois : 2500, c’est le nombre d’employés des Industries chimiques du Sénégal (ICS), en effet, qui risquent de se retrouver subitement au chômage si le problèmes de cette grande entreprise sénégalaise n’est pas réglé. Mauvaise nouvelle dans un pays où des dizaines de milliers de jeunes cherchent encore du travail. En tout cas, a écrit récemment la presse (le Quotidien), citant le ministre de l’Industrie et de l’Artisanat, Mme Bineta Sam Bâ, « le sort des Industries chimiques du Sénégal est suspendu à la signature, avant le 31 décembre (2005), d’une convention entre le Sénégal et son partenaire indien IFCO, par laquelle les Indiens porteraient leur part dans le capital de l’entreprise de 19 à 51 % ». 51 % du capital, c’est 50 millions de dollars, soit autour de 28 milliards de francs CFA. «D’ici le 31 décembre si la convention n’est pas signée, les ICS mettront la clef sous le paillasson », a déclaré le ministre de l’Industrie et de l’Artisanat, à l’Assemblée nationale, en réponse aux questions des députés.


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