« Sur le Continent, les dépenses en intelligence artificielle s’élèveront à 114 millions de dollars en 2021 »

« Sur le Continent, les dépenses en intelligence artificielle s’élèveront à 114 millions de dollars en 2021 »

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Senjob
#2 | juin 13, 2018, 14:41:07 | Commentaires: 0
L’intelligence artificielle (IA) est une réalité en Afrique, même si nous en sommes encore qu’aux prémices.

 

L’intelligence artificielle (IA) est une réalité en Afrique, même si nous en sommes encore qu’aux prémices. Yacine Barro Bourgault, directrice générale de Microsoft pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, donne sa vision sur les enjeux de l’IA et des systèmes d’intelligence cognitive pour l’Afrique. Selon elle, plusieurs inhibitions devront être levées pour créer les conditions économiques et humaines de l’émergence de cette innovation. L’IA sera alors l’un des plus puissants leviers pour transformer le Continent.

CIO Mag : Pensez-vous que l’IA devrait figurer dans les technologies de rupture qui participeront à transformer l’Afrique ?

Yacine Barro Bourgault : L’IA est en passe de devenir une force motrice derrière la quatrième révolution industrielle. Les retombées économiques pour l’Afrique sont attendues. Selon Gartner, à l’horizon 2020, l’intelligence artificielle génèrera près de 16 milliards de dollars et créera plus de 2,3 millions de nouveaux emplois. Sur la création d’emplois, en particulier dans des pays comme le Ghana, le Kenya et le Nigeria, où la transformation numérique suit un rythme effréné, l’intelligence artificielle se pose définitivement comme une technologie de rupture. En outre, l’IA devrait croître de 33 % au cours des cinq prochaines années, la plupart des cas d’utilisation visant à améliorer l’expérience client, en particulier dans les secteurs des gouvernements, du commerce de détail, des services publics et des transports. Les dépenses consacrées aux systèmes d’intelligence cognitive et d’IA en Afrique s’élèveront à 114,2 millions de dollars d’ici 2021, et des projets très intéressants ont déjà été développés autour de l’IA tels que Little Cabs.

CIO Mag : En quoi le « Uber » africain est-il un exemple d’application concrets de l’IA en Afrique ?

Y. B. B. : Little Cabs est un service de taxi kenyan est un exemple de réussite. En peu de temps, l’application a fait l’objet de plus 200.000 téléchargements. En 2017, la société Little Cab, en partenariat avec Microsoft, a lancé une fonctionnalité de vérification de l’identité du chauffeur utilisant la technologie de reconnaissance faciale fournie par le service « Microsoft Cognitive API ». Les chauffeurs se connectent à la plateforme « Little » et sont invités à prendre un selfie, lequel est ensuite comparé aux images contenues dans les enregistrements gérés par Little Cab. Cette authentification a l’avantage de garantir aux usagers une certaine sécurité et une tranquillité d’esprit lors de l’utilisation de ce service, car cette précaution élimine la possibilité pour les conducteurs non-inscrits de se faire passer pour des chauffeurs de Little. Microsoft Cognitive API est un produit de l’offre cloud de Microsoft Azure. En utilisant des algorithmes avancés de traits du visage, la technologie peut ainsi détecter les visages humains, les comparer à des visages similaires et organiser les images en groupes en fonction de leur similarité. Ainsi, la fonctionnalité « Face verification » détermine la probabilité que deux visages appartiennent au même individu. Et cette technologie protège également les chauffeurs des fraudes.

CIO Mag : En dehors de cette application, avez-vous d’autres cas pratiques ?

Y. B. B. : L’utilisation de l’intelligence artificielle en Afrique est principalement appliquée dans des domaines tels que les soins de santé, les télécommunications, la banque, la vente de détail et le transport. Par exemple, les grandes entreprises sud-africaines utilisent l’IA pour améliorer la qualité des services fournis à leurs clients et pour aider les agents des centres d’appels à gérer un volume élevé d’appels.

 

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